Rome, 02-06 oct 08. Un peu de pluie, beaucoup de soleil, de pates, de pizza, de gnocchis et de marche a pied, et ma Russe qui chante ca en boucle…
Sweet about me
Nothing sweet
About me, yeah
Rome, 02-06 oct 08. Un peu de pluie, beaucoup de soleil, de pates, de pizza, de gnocchis et de marche a pied, et ma Russe qui chante ca en boucle…
Sweet about me
Nothing sweet
About me, yeah
Jour 1, vendredi 01/08, 5.00 am, après une courte nuit à l’Ibis du coin, je cherche pendant 10mn le comptoir “youcipi-ay” dans le T3 de Roissy. Evidemment, il était juste à l’entrée. Devant moi, deux mecs parlent de voile, bon on sera peut être sur le même bateau. Derrière moi, une québécoise voyage aussi toute seule. Les formalités trainent en longueur et je passe la sécurité au moment où l’embarquement démarre. Deux heures après, nous atterrissons à Split. Transfert en car jusqu’à Zadar avec un chauffeur inconscient et nous prenons possession du bateau : cinq filles , deux mecs + un instructeur (51 ans, célib, militaire : tout est dit). Seuls les deux mecs se connaissaient avant, donc nous faisons connaissance : une dentiste de mon âge, une psy de 27 ans, une nana de 28 ans bossant dans la marketing, la québécoise donc de 39 ans (et vivant en Belgique : quel beau mélange) et les deux mecs de 34 et 36 ans. Dans le deuxième bateau, qui part pour 15 jours : quatre filles, trois mecs, un instructeur.
Ravitaillement, installation sur le bateau sous 33°, apéro chez les voisins
Jour 2 : Départ du port, première baignade en mer, premier passage à la barre, premier accrochage entre les mecs et le chef de bord : “comment ça pas d’apéro le midi?” balade au milieu de l’archipel de Zadar, nuit dans une crique au milieu de nulle part.
Jour 3 : Pas mal de vent donc beaucoup de manœuvres au large de Sibenik, arrivée mouvementée au port de Pirvic (forcément avec 7 débutants sur un bateau et un chef de bord complètement stressée), apprentissage du québécois, dîner au resto parce que le frigo est vide et que l’épicerie est fermée. 2 jours de voile et on a déjà le mal de terre…
Jour 4 : Visite de Sibenik et passage au marché. Le chef de bord peste après les mecs qui sont partis acheter du rhum et mettent trois heures à revenir… Départ vers l’estuaire de Krka, visite du parc national dans l’après-midi (sans le chef de bord relou) et baignade mémorable sous les cascades.
Jour 5 : Navigation au milieu des îles Kornati absolument désertiques. On laisse derrière nous le deuxième bateau qui descend vers Dubrovnik. Pas mal de route à faire et le vent n’est pas avec nous, donc on s’attache à une corde et on se laisse tirer derrière le bateau. La dentiste manque de se noyer en hurlant ses chansons paillardes. Mouillage au milieu d’une crique pour passer la nuit, vers minuit, deux bateaux s’entrechoquent et les proprios s’engueulent en italien, on s’installe sur le pont avec les chips pour admirer le spectacle.
Jour 6 : Avant-dernier jour en mer. On descend sur une des îles pour voir (et se baigner dans) le lac Mir : deux fois plus salée que la normal, 6 degrés de plus que la mer (et la mer est à 23°…) On arrive tard au port : le seul emplacement dispo est la place du ferry. Pendant dix minutes, le chef de bord nous explique qu’il est hors de question qu’il soit le seul sur le pont à 5.30 du mat pour qu’on dégage avant l’arrivée du bateau parce qu’il ne va pas nous attendre. Tout le monde est saoûlé sauf moi qui ai décidé de ne pas laisser un beauf relou me gâcher mes vacances.
Jour 7 : Le réveil sonne à 5.00. La québécoise et les mecs se lèvent et se font engueuler par le chef de bord parce qu’on a dit départ 5.30 et qu’on n’est pas obligé de se lever si tôt. OK je vais rester coucher un peu alors… Petit dèj au milieu de l’Adriatique devant le lever du soleil. On navigue tranquillement vers Zadar en pilote automatique. Vers 18.00 : “LAAAAAAAAAAAAAA UN DAUPHIIIN, UN DAUPHIIIIIIIIIIIIN, UN DAUPHIIIIIIN”. Nettoyage du bateau et dernière nuit à bord.
Jour 8 : départ à 6.00am pour l’aéroport. Echange des adresses emails et numéro de tel, dernière photo de groupe. Arrivée à Paris vers midi, il pleut…
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Le lendemain, nous commençons finalement par le centre de la BD, je suis très intéressée, ma Russe un peu moins, pas mal de héros de mon enfance ne lui disent absolument rien. Dans la boutique, elle craque quand même pour un porte-clefs , moi je trouve une boîte de chocolats “le Chat”, parfaite pour ramener au boulot. Puis nous traînons dans les boutiques du centre de Bruxelles, refaisons trois fois les chocolatiers avant de se décider. On s’assoit au chaud pour une bière et une gaufre au chocolat, le serveur est d’humeur blagueuse, il rigole moins quand il réalise que le chien de la famille de touristes qui vient de sortir en douce a laissé un beau souvenir sur le tapis devant l’entrée… Récupération des bagages à l’hôtel, le trajet vers la station de métro est cette fois rapide, mais banal. Ma Russe m’accompagne à l’Eurostar en évoquant un nouveau break en Europe. Prochaine destination : Amsterdam.
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“Coucou,
je tenais à m’excuser pour hier soir, mais je suis extrêmement timide. Je ne voulais pas que vous rentriez à Londres, sans que vous sachiez que j’ai trouvé cette balade en votre compagnie fort sympathique. Et je me demandais si ça ne vous dérangerais pas de garder contact.
PS : voici mon adresse email : xxx@xxx.com“
Mélissa a les clefs pour comprendre, les autres attendront la suite!!!!
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- J’ai décidé que l’aéroport de Francfort était génial (à l’aller) puis super glauque (au retour).
- J’ai loupé un train, failli en louper un deuxième, failli descendre au mauvais arrêt… Les Allemands, organisés, efficaces? Un mythe s’effondre… A part ça la Deutsche Bahn c’est pourri, merci…
- J’ai mangé de la bouffe allemande. Maintenant je suis au régime…
- Il a fait beau un jour sur trois (plus les deux jours passés dans les transports évidemment), proportionnellement, c’est mieux que le mois de juillet londonien…
- J’ai visité une ville inscrite au patrimoine mondial, c’était bien
- J’ai découvert qu’il y a pire que les nanas pour faire des réflexions du style “Ouah t’as vu ce mec? trop beau” “Oh lui il est trop bien foutu…” : les gays.
- Je me suis rendue compte que mettre : “allemand : bon niveau” sur mon CV est un putain de mensonge
- Les Euros on dirait des billets de Monopoly, c’est rigolo
- Les grandes roues c’est bien
- Les fanfares à onze heures du mat’ le dimanche c’est mal
- Les cocktails c’est bon
- Draguer c’est cool… Même si ça mène à rien*… Et avoir eu envie de finir la nuit avec un autre mec que H pour la première fois en 4 mois, c’est…
(*parce que mon pote aurait tenu la chandelle, parce que je partais tôt le lendemain, parce que j’étais pas épilée et que je tiens à garder ma dignité)
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Après quelques heures de train (les trains espagnols sont géniaux, genre y a la télé avec des petits écouteurs comme dans les avions et tout), j’arrive à Alicante. Premier constat : c’est une ville qui monte. Et l’hôtel est tout en haut… Après une quinzaine de minutes de marche dans la chaleur étouffante, j’arrive à l’hôtel qui me fait plutôt une bonne impression pour un 2* (tout le monde ne descend pas en 7* n’est ce pas Mélissa). Je descend vers la plage, il fait encore très chaud… Un peu déçue par la ville, c’est une station balnéaire pour vieux en résumé… Je me fais un resto toute seule pour la première fois de ma vie (hors Mcdo) et j’ai trois (vieux) serveurs pour moi toute seule… La soirée est un peu longue, il n’y a aucune animation dans les rues alors je rentre me coucher. Je repère quand même au passage les kiosques à journaux qui vendent des revues internationales… Le lendemain matin, je file à la plage histoire de bronzer un peu, mais la chaleur est insoutenable… Je vide la moitié de ma bouteille de crème solaire histoire de ne pas cramer, du coup je ne bronze pas non plus mais bon… Je rentre me doucher et pars lire au soleil sur le port… Il est 20h et il est temps d’aller manger… Je me décide pour un restaurant “typique” : un resto pseudo-italien appelé le “Miami” avec terrasse sur le front de mer entourée de cloisons en plexiglas et fourmillant de serveurs (français) venus faire la saison. Je m’installe et passe commande. La table d’à côté est occupé par cinq vieux anglais (moyenne d’âge 70 ans). L’une des femmes veut faire une photo, je lui propose de la prendre histoire qu’elle soit dessus et je me retrouve invitée à leur table. Et c’est comme ça que je rencontre James, Carol, Sue, John et Kate (la mère de Sue 97 ans). En une heure, j’ai droit à un condensé de leur vie, je joue à la petite fille modèle pour vieux : “la semaine dernière je suis allée voir le BBC symphonic orchestra”, “l’année prochaine quand j’irais visité la Russie avec ma meilleure amie, j’espère aller au Bolchoï”, “Y a deux ans quand je travaillais auprès de personnes âgées” (j’adore ça m’éclate) et je pratique mon anglais. Mention spéciale à l’accent du nord de James. Pas vraiment le genre de rencontres que j’espérais faire mais en tout cas j’aurai passé une soirée marrante…
Mel arrive le lendemain soir et on trouve un restau/art gallery tenu par un espagnol fan de Dalida et Edith Piaf. Il nous conseille une plage moins bondée que celle où je suis allée. On la teste le lendemain et effectivement, elle est quasiment vide. Mel se met au soleil, je m’installe à l’ombre d’un palmier avec les versions française et anglaise de Cosmopolitan et un Marianne : tranquille… La soirée est calme aussi, on tourne dans la ville pendant une heure avant de se trouver un resto potable et on se fait une paella (fallait bien quand même). Le lendemain on retrouve une amie de Mel qui travaille dans le coin, un énième resto et on retourne à la plage pour la dernière fois. C’est évidemment le dernier soir qu’on trouve le coin sympa de la ville avec tous les bars et restos qu’on aura pas le temps de tester parce qu’on part le lendemain… On trouve quand même un bar à cocktail avec une serveuse française qui nous explique pendant 15 mn à quel point ça fait chier que Sarko soit président : à qui le dis tu… Dernier nuit à l’hôtel et c’est l’heure de retourner à Londres, Mel se fait pique son sac à main au moment où je monte dans le bus pour l’aéroport : super… Vacances sympas au final, pas non plus exceptionnelles mais relaxantes en tout cas, ça fait du bien… Prochaine destination : la Bavière fin juillet…
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J’arrive à Madrid Barajas, on est le 31 mai et il est environ 23 heures. Il faut traverser l’aéroport en train pour récupérer les bagages, attendre, attendre et attendre encore qu’ils soient décharger sur le tapis… De l’autre côté de la douane, j’imagine Mel qui m’attend. Enfin je l’imagine plus ou moins, comme on peut se représenter quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis un an et demi. C’est chez elle que je vais passer 5 jours avant de filer sur Alicante, où elle me rejoindra pour le week-end. Comme toujours j’appréhende un peu de la retrouver, on a bossé ensemble l’été 2004, deux mois de stage géniaux, et jamais on ne pourra revivre des moments aussi forts…
Je la retrouve et on file dans son appart à 10 mn à pied de Plaza Mayor. On se raconte nos dernières histoires de coeur, elle me parle de son nouveau mec, un de ses collègues et conclut que H. est un connard. Elle bosse le vendredi matin et je me balade seule dans la ville. Je ne parle pas un mot d’espagnol mais je m’en sors quand même… Une petite visite guidée par ses soins l’après-midi puis on file manger des tapas. La discussion reprend encore et toujours sur les mecs, notre sujet de prédilection… L’un d’entre eux dont j’ai oublié le nom a échappé au passage en revue de la veille… J’écoute d’une oreille, la musique est forte puis ce mec n’a apparemment pas duré. J’entends l’expression “accident de parcours”, je vois son air grave et je comprends que contre son gré, ce mec a laissé un souvenir un peu plus douloureux qu’elle ne l’aurait voulu… Et je me souviens de la plaquette de pilule qui traîne sur sa table de nuit alors qu’il y a un an et demi, elle ne la prenait pas encore. Pas facile de se rendre compte qu’une amie traverse une période difficile quand on vit à deux heures d’avion… Deuxième fois que je le réalise en quelques semaines avec la grosse déprime de ma Russe début Avril… La discussion reprend sur un autre sujet, mais j’ai comme un boule au fond de la gorge, parce que je n’ai rien fait pour l’aider à l’époque (et pour cause) et que maintenant c’est trop tard…
Je rencontre son nouveau mec : pour une fois il a l’air bien – même s’il mesure 1,50m les bras levés – et on boit des mojitos (ma nouvelle activité préférée). La journée du samedi : je ne sais plus… La soirée : pas top, boîte espagnole, dance-pop espagnole (je croyais que plus personne n’écoutait ce genre de trucs depuis 1993), gens qui parlent espagnols… En gros je m’emmerde… Le dimanche, nous allons ramer sur le bassin du Retiro, ce qui s’avère assez catastrophique… Lundi, Mel bosse et moi je retrouve deux IUPiennes qui sont en 5ème année de Master en Espagne… Eli que je n’ai pas vu depuis juin 2004 et Manon depuis février 2005… Les retrouvailles sont super sympas, on se balade dans Madrid en discutant et en se remémorant des souvenirs plutôt cools… Me donne envie de revoir tous les IUPiens… Dernière soirée à Madrid et je prends le train pour Alicante le mardi midi. Mel bosse et me rejoins le jeudi soir seulement, j’ai donc pour mission de survivre deux jours en pays inconnu et c’est pas gagné…
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