7 mai et je suis triste. Rioch me donne rendez-vous chez lui dans l’ouest, à une bonne demi-heure de métro. Je n’ai pas envie d’y aller mais bon, si je reste chez moi je vais déprimer toute la journée. Je repasse la soirée d’hier en boucle, particulièrement le moment où ils m’ont laissé au métro sans me jeter un regard. Je n’ai pas eu de nouvelles depuis, même pas un texto pour me demander si j’étais bien rentrée, rien… Je crois avoir compris que j’ai eu tout ce que je pouvais avoir pendant ce week-end, et que je ne peux espérer mieux. J’arrive à Ealing vers 15 :00. « Ca te dit d’aller à la fête foraine à côté ? » Je n’ai quasiment pas dormi, j’ai la gueule de bois et je n’ai rien pu avaler de la journée mais soit. Entre deux manèges débiles, je sens mon portable vibrer dans mon sac et le nom que j’attendais s’affiche sur l’écran. Je décroche mais n’entends rien à cause du bruit. Il raccroche au bout de quelques secondes. Je suis excitée et perturbée…
Rioch m’emmène chez lui, on s’assied devant Friends, ses colocs font des allers et retours dans le salon, on monte dans sa chambre pour jeter un coup d’œil aux horaires de Spiderman, je reste un peu pour vérifier mes emails. Je redescends dans le salon, je jette un œil à mon portable, deux appels en absence et un nouveau message. J’essaie d’appeler mon répondeur mais Vodafone me refuse l’accès parce que je n’ai plus de crédit… J’entends des rires génés et une voix qui dit « Euh tu parles de celle qui est debout dans l’entrée ?» Une des nanas dans la cuisine, croyant que j’étais partie, a du dire un truc du genre « C’était ta nouvelle copine ? ». Personnellement, je suis trop frustrée de ne pas pouvoir écouter ce putain de message pour en avoir quelque chose à foutre mais Rioch est rouge comme une tomate. Je prétexte la fatigue, je dois rentrer chez moi, j’ai des trucs à faire et surtout je dois recharger mon téléphone pour écouter mon répondeur. Sur le message, rien de très important au final, il espère que je suis bien rentrée, que ça va mieux, il est désolé pour les soirées et les délires bien masculins sur le foot, il faut pas que j’hésite à l’appeler quand je serais sur Paris dans deux semaines, deux-trois blabla sans importance puis la voix qui se casse un peu pour me dire que dans l’Eurostar du retour il se sentait super mal… Un sms pour lui dire de pas s’inquièter pour moi et à bientôt… Je suis perdue, j’aurai préféré ne pas avoir de nouvelles, le message aurait été plus clair…
Deux semaines qui se passent sans trop de nouvelles, juste un appel mercredi 15 mai pour se trouver un point de rendez-vous samedi après-midi, il en profite pour m’inviter à une soirée le samedi soir. Je ne sais pas, il faut que j’en parle à ma Russe, c’est chez elle que je dois squatter ce week-end. Je dois le rappeler le samedi midi.
Vendredi soir je sors de l’Eurostar et ma Russe m’attend sur le quai. On file chez elle, et je lui raconte les dernières nouvelles. On file à Monoprix et je suis ébahie devant le rayon frais, j’avais oublié qu’il y avait autant de marques de yaourt et de fromage en France… On mange un morceau chez elle puis on file prendre un cocktail près des Champs. Un détour par l’hôtel où elle travaille et on attrape un bus de nuit de justesse. J’avais oublié à quel point les transports en commun nocturnes sont quasi inexistants à Paris. Le lendemain, j’ai envie de voir la Tour Eiffel, on va se promener vers le Champ de Mars puis on déjeune dans une crêperie. Il est presque 15 :15 et j’ai rendez-vous avec H. à St Michel, je prends le RER la gorge serrée et arrive sur place avec quelques minutes de retard…
1 réponse jusqu'à présent ↓
ma2thieu // mai 28, 2007 à 6:51 |
M’en vais lire la suite…